nymphostream

vraie fausse découverte ?

Je pense pas avoir inventé l'eau chaude, mais voilà, mes deux plus beaux poissons de l'année, je les ai pris avec une technique un peu bâtarde. Je voudrais la partager avec vous.

Génèse :

Je cherchais à prendre du barbeau, et j'avais eu des attaques extrêmement violentes au streamer, et pas une tape en nymphe.

J'avais assisté à des chasses de truites dans les vairons, et franchement, c'est un spectacle assez incroyable…

Je n'ai pas de soie plongeante en 5, et ne souhaitais pas sortir l'artillerie lourde (soie de 7 ou 8 en pointe plongeante), sachant que lorsque je vais sur l'Ain, je suis pas contre prendre une truite ou un ombre en sèche…

En soie flottante et montage "classique" (bas de ligne court), mes streamers surfaient sur l'onde et étaient donc innefficaces.

Dès lors j'ai cherché une alternative pour proposer discrétement une grosse bouchée capable de raser le fond en limitant les accrochages.

J'ai du coup commencé à monter des nymphes lourdes sur hameçon de 10 ou 12 mais avec une petite queue en marabout, et un cerclage en coq de bonne qualité qui permet à la mouche d'évoluer très librement dans l'eau et de ne pas couler comme une pierre. De même, avec des fibres assez longues il semble que celà limite les accrochages.

Seulement pour donner de la liberté et évoluer en profondeur, il faut un bas de ligne long.

Il en résulte une action de pêche assez sympa, où on peut lancer comme en nymphe, faire dériver presque comme en noyée avec des animations, et en aval faire revenir la mouche en animant comme en stream. Le rapport entre le poid et la taille de la mouche permet un lancer relativement facile.

Presque systématiquement, les touches sont extrêmement violentes, la soie est arrachée des mains et les premières secondes apparaissent décisives.

Les résultats aujourd'hui

D'abord commencer par les casses… Nombreuses et peu importe le diamètre de la pointe : 14 ou 20°°, c'est la même musique. Le plus spectaculaire reste le moment où balayant avec ma nymphostream un courant puissant mais peu profond de graviers j'ai vu un V suivre la mouche et un dos puissant attaquer le faux poissonnet. Casse mémorable sur simple canne relevée dans un éclat d'écume.

Bref une de ces visions qu'on croit confinée aux seuls vidéos de pêche aux States ou dans quelques paradis des Antipodes. De celle qui font s'accrocher et dire qu'on a peut être trouver un truc qui vaut le coup d'être exploré.

Avant hier soir encore, premier lancer, première dérive, première animation et PAN !! Juste le temps en relevant la canne de se rendre compte que y avait du dossier au bout… Connexion pointe pas de ligne qui lâche.

Par la suite une autre casse puis une coupure très nette qui fait penser à un brocheton sorti du tas de bois pas loin.

A ce jour, seul deux poissons mis au sec, c'est maigre pour dresser un bilan, ça le serait beaucoup moins avec même un poisson sorti sur deux.

Les voici, vous les avez déjà vu, mais sur le premier cliché on voit très bien la mouche, vous voyez, rien de sorcier, rien de top secret.

 

Perspectives d'évolution :

Perso, mise à part la montée d'une belle de la Sorgues sur une sèche, je n'ai pas connu à la pêche une telle décharche d'adrénaline. Je trouve que cette pêche est super excitante. C'est une forme d'adaptation de la pêche au streamer en rivière, pour des poissons tatillons.

Je compte vraiment aller plus avant dans cette technique. Je pense que le matos doit légèrement évoluer. Une soie de 6 me permettra de gagner en confort, mais attention à la raideur de la canne. Un ferrage un peu appuyé et c'est la sanction.

Enfin niveau pointe de bas de ligne il faut vraiment que je trouve le compromis entre finesse pour donner de la liberté à la mouche et solidité, sans quoi mes sorties ne seront que des distributions de piercings gratuits, ce n'est souhaitable ni pour les poissons, ni pour moi.

Dernier point, je pense que c'est une technique qui peut marcher en mer, sur les bords de la Méditerranée.

Si vous avez des expériences similaires, je serais très heureux de les connaître, car encore une fois je ne pense pas avoir inventé le fil à couper le beurre…

A+ relâchez vos rêves, ils vont bientôt faire des petits

 

Originally posted 2008-09-04 15:47:00.

4 commentaires.

  1. Salut!Je voudrais essayer ta technique donc si tu pouvait faire une fiche de montage ou tout simplement une photo de la mouche sur l' étau ça serait cool^^
    Merci, et bravo pour ton blog.

  2. Merci François,
    J'espère qu'on pourra en rediscuter au bord de l'eau.
    Nevermind, non je n'ai pas essayé. C'est vrai que pour faciliter le lancer, j'ai un moulinet frein dessérré. Il est vrai que la truite, je l'ai pris plein aval en prenant juste contact puis en laissant filer. Chaque ferrage plus classique c'est soldé par une casse… A méditer donc

  3. Salut alx,
    pour le ferrage as tu essayé de ferrer au moulinet comme en noyée, frein réglé très doux ? Bon pour les mémères de l'Ain, ça évitera pas forcément la casse… Bonne continuation à tes découvertes halieutiques…

  4. Alex, t'as pas inventer ni la poudre, ni l'eau chaude mais je trouve que pour un type qui a commencé la PALM y'a pas si longtemps que ça, tes reflexions sont vraiment pertinentes.
    J'aime bien ta perséverance, ton sens de l'observation et tes déductions qui en découlent. Continue ma poule, t'es sur une bonne voie, j'en suis sûr !!
    ;))

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