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13

03 2010

ça se rapproche

Dans moins de deux semaines, l'ouverture, son lot d'espoirs et de déconvenues, mais surtout le plaisir unique de retrouver et de "sentir" la rivière.

Je profite de la moindre réunion pour m'arrêter au bord de l'eau et sonder du regard la rivière et ses alentours. Les signes ne trompent pas, comme cette mouche :

et cette superbe truite qui nymphait non loin d'une bordure :

J'en profite pour découvrir de nouveaux coins :

Et j'essaye de me préparer dans mon bordel organisé !

Vivement l'ouverture !

 

28

02 2010

ça commence à sentir bon …

Pas encore d'images pour ce petit compte rendu d'une escapade post réunion. Si à la belle saison mon appareil photo est tout le temps dans la besace, l'hiver il dort au chaud et me manque du coup quand j'en ai besoin…

De retour d'une réunion à Lyon, je dois prendre de l'essence et quitte donc l'autoroute pour finir par me diriger vers quelques ruisseaux secrets…

D'abord une réserve, elles sont là, dans un ruisselet de 2 m de large, 4 ou 5 poissons de 30cm et la chef de la bande, qui ondoie au plus profond du gour. Sur le lisse, les riquettes sont déjà à la queue leu leu. Les plus beaux sujets ont les stigmates de la fraie.

Un rayon de soleil se faufile à travers le plafond gris qui nous accompagne sauf rares exceptions depuis plusieurs semaines… Et ploc ! non je ne rêve pas ça gobe, ploc, ploc, ploc, elles sont attablées sur de minuscules mouches grises, que je vois virevolter mais que je suis incapable de repérer sur l'eau…

Je change de coins, l'eau est plus rapide, le poisson, pas gros, mais alors très peu discret ! Splatch, une fois, deux fois, trois fois, en partant à chaque fois du fond de la petite bassine…

Je file sur l'Ain, beaucoup d'eau, je ne suis pas au bon endroit c'est trop rapide, ça roule des eaux bleues qui ont l'air glaciales… Pas de march browns à l'horizon, mais grillé bien loin de mon lieu de boulot par un architecte avec lequel je travaille !

Tant pis, voilà le genre d'épisode qui met du baume au coeur.

 

Avant l'ouverture je me suis prévu une cession repérage, et là, promis, j'emmène l'appareil.

 

Alexis

15

02 2010

tour de chauffe …

2010, année de la confiance retrouvée.J'espère que la réalité des sorties de pêche viendra conforter ce pressenti.

2009 ne s'est pas trop mal finie, après près de 2/3 de saison catastrophique si l'on excepte le meeting gobages dans les Vosges.

Pas de poissons monstrueux (même si, celle de la Gère avec JB, punaise, faut vraiment que je fasse mieux mes noeuds…) mais des chouettes sorties pour finir la saison, notamment une fermeture en Isère des plus agréables.

Cette année, je m'oblige à monter efficace, je monte, regarde, essaye en réservoir, rectifie… J'épure, de la simplicité nom de nom !! De la légéreté aussi, l'abondance de matériaux ne semble pas une composante de la réussite …

Et pour tester, en réservoir, les Fontaines c'est vraiment le site idéal puisque cette ancienne crésonnière se divise en une somme de petits canaux parfaits pour tester mes mouches in situ …

Le dernier test c'était ça : en sèche du basique, silhouette araignée mais avec hackles en écureuil (j'ai fait des mouches beaucoup trop fournies au départ, ce matériau doit vraiment s'utiliser avec parcimonie) et des gammares, que je mettrais plus en lumière dans un second plan. Le montage de ces derniers, c'est Fred 51  qui me l'a donné, aujourd'hui ils sont encore trop fournis. Pour la sèche ici présente, le corps est en héron, d'une plume que m'a filé Fanfouet.

Les poissons de ce coeur d'hiver en réservoir ne sont pas dans une forme sensationnelle. Amaigris par la fraie, abimés par les courses poursuites… La diversité d'espèces aux Fontaines fait que l'on trouve toujours des poissons coopératifs…

La bonne surprise de la dernière fois, c'est l'humeur gobeuse des farios, qui ont validé les différentes variantes de la sèche montrée plus avant…

Promis c'est en réservoir !! Wink

 Et puis il y avait ces satanés saumons de fontaines et truites tigres, qui avaient le bec cloué…dans ce cas là, j'ai trouvé la solution, une muletor rose et voilà :

Reste que pas mal de mouches ont fini dans les arbres, ainsi qu'un bas de ligne… et oui débuter une saison c'est aussi essayer de nouveaux matériaux (en l'occurence une nouvelle colle) pour s'éviter des galères par la suite. Par exemple cette colle va finir tout droit à la poubelle… Heureusement, il me restait la 6,6 pieds dans la voiture, du coup, rigolade de pêcher en réservoir avec mon petit fleuret, j'ai du passer un peu pour un cinglé, mais je me suis bien régalé.

Il faudra confronter tout ça à la réalité des rivières, j'ai hâte, nous sommes au pire du creux de la vague, même le brochet ferme, pêcher en réservoir par ce froid peut tranformer un plaisir en torture, alors je vais me concentrer sur le montage, réviser mes noeuds, refaire mes bas de ligne…

Et puis 2010… année aventureuse, quelques projets avec le zozo ci après :

Avec le JB, le Clema…

Et puis mon premier voyage pêche… mais ça c'est une autre histoire !

17

01 2010

savoir s'entourer …

Mon esprit rongé par la passion pour la pêche me fait systématiquement et en continu développer les idées les plus folles, la plupart étant irréalisables il faut bien l'avouer.

Il n'empêche, pour 2010, en me servant du vecteur image, j'ai envie, d'une manière ou d'une autre, de rendre compte de la diversité des rivières, de la beauté des milieux et de la fragilité de ces derniers à moins de 2h de Lyon, 2 millions d'habitants.

Ce rapport entre la deuxième agglomération de France et un territoire particulièrement attractif pour la pêche me fait dire qu'ici plus qu'ailleurs il est possible de mettre en lumière le formidable potentiel que représentent nos cours d'eau.

Le travail reste colossal, et j'avoue ne pas trop savoir par quel bout le prendre. Les limites sont d'ailleurs vite cernables :

Comment filmer ou prendre des photos et pêcher en même temps ?

Comment dépasser le stade du clip et intégrer une musique propre à ce que l'on souhaite montrer ?

Alors je parle de tout ça autour de moi, quand le fait de radoter sur la pêche ne finit pas par épuiser mes amis. Et la solution apparait du côté de mon meilleur ami, fraichement lyonnais et depuis longtemps musicien : "ben je te fais les bandes sons, au contraire ça m'intéresse !". Et puis il m'incite à arrêter de faire mon timide et à demander à un ami commun photographe si l'idée de me suivre de temps à autre dans mes délires halieutiques l'intéresse.

 La sortie au réservoir des Fontaines vendredi (http://www.gobages.com/report/peche_a_la_mouche_en_france-6825.php) a été l'occasion d'un premier essai, et au vu de ce qui en ressort, j'ai bien envie d'aller plus avant dans l'aventure… Prochain essai, la gestion des musiques.

Je ne sais si celà dépassera le stade des plans sur la comète par delà nos verres de bière accumulés, toujours est il que ces quelques images me font penser que j'ai peut être trouvé deux comparses qui m'aideront par leur talent à retranscrire ma folle passion. Merci à eux.

03

11 2009

réconciliation

Vous vous souvenez lorsqu'enfant, le bouchon sondait à la touche d'un gardon?  Et bien moi c'est la recherche de cette émotion qui m'a fait par la suite arpenter des km de rivières.

Avec les épisodes dramatiques liés à la sécheresse de cet été. J'étais un peu paumé, j'ai commencé par rechercher les sources, les affluents perdus que personne ne regarde…

Mais même eux ce sont asséchés, compromettant sévérement la fraie à venir.

J'ai choisi le pire moment pour me frotter aux "grandes et prestigieuses" rivières. eaux basses, poissons callés, mon passage dans le Jura m'a mis face à mes limites techniques…

Et puis rien ne marchait, mes lancers étaient mauvais, et la cause venait forcèment de tout sauf de moi…

Alors j'ai fait ce que j'aurais du faire plus tôt, bouger, retourner vers les poissons qui m'avaient tant amusé les années passées :

Et puis la fin de saison par chez nous est décallée dans certains départements, j'ai du coup décidé de prendre une revanche auprès des truites en filant vers l'Isère… Et là, le bonheur, des rivières rien que pour moi, des truites en pagaille mais boudeuses, permettant le subtil mélange entre pêche fine et plaisir des prises régulières. Au lieu de 3, je suis resté 2 jours, gavé, repus, préférant finir sur cette 40 cm toute jaune prise au ras de la berge d'en face, sur 10°°…

Ces prises régulières m'ont permis de me pencher sur la technique, de me rendre compte que mes échecs étaient liés à des évidences que la quête assoiffée du gobage ne me permettait pas de voir.

Bref, réconcilié avec le pêche le gars. J'ai revu le petit bouchon à l'antenne fluo sonder…

09

10 2009

comme une truite qui doute …

Titre facile repris d'un bouquin sur les errances d'une enseignante (comme une truie qui doute) pour faire un état d'un méchant spleen qui m'envahit.

Je repense à une conversation avec un très bon copain violoniste, qui me disait que la troisième année était la pire. La 1ere tu sors des sons horribles de ton instrument mais tu te dis que c'est normal car tu débutes. La 2ème tu fais toujours saigner les oreilles de tes voisins mais tu te dis que c'est normal car tu n'as commencé que l'année dernière. La 3ème ce qui sort de ton instrument est toujours effroyablement laid et là tu déprimes car ça fait trois ans que tu t'investis à fond et le résultat n'est toujours pas là.

Le parallèle est évident. La première année mes lancers étaient affreux, les noeuds nombreux et hormis quelques chevesnes, seules deux truites sont venues se pendre à mes improbables plumes… La deuxième, j'ai entre aperçu le gigantisme de la technique mouche et pris quelques beaux poissons au milieu de centaines d'heures à ratisser les courants. Au sortir des bredouilles nombreux et largement majoritaires je me disais "c'est pas grave gros, tu viens juste de démarrer !".

Et puis il y a cette année, où rien ne va plus … J'ai une super canne, je paye cher de bonnes soies et monte mes bas de ligne moi même pour lancer au mieux. Sur le lot des mouches que je monte, certaines ne démérîtent pas par rapport à celles prises au coin de la gueule de superbes fishs tirés des mêmes rivières que je fréquente.

Le résultat est pourtant décevant au possible. J'en suis presque au même stade que la première année… Je manque énormément de précisions, en lancer amont, ma mouche dépasse rarement d'1 m le bout de ma soie… Je n'y arrive pas, je n'ai pas le mojo, je sais où il faut lancer, mais rien n'y fait, c'est comme si un bouclier invisible recouvrait les secteurs que je convoite pour poser ma mouche.

Je passe des heures au bord de l'eau, conscient des arbitrages que celà suppose. A chaque fois c'est un peu de temps en moins dans mon couple, avec mes amis non pêcheurs ou avec la famille. C'est surtout que je pense pêche en permanence, mes pensées en boucle font défiler des images de rivières, de poissons, des captures improbables. J'ai parfois le vertige en prenant conscience de la place que cette passion occupe dans ma vie, au détriment de pleins d'autres choses.

Au moins, si je prenais du fish, si je ramenais du rêve en image, et que mes sorties généraient un éternel sourire en coin rivé à ma bouche… Mais j'ai de plus en plus de mal à justifier cette passion aux autres, et de plus en plus de difficultés à la justifier à moi même… Bien sûr il y a les compagnons de pêche, de ces amis qui naissent d'une rencontre improbable au bord de l'eau ou de quelques mots échangés sur la toile. D'autres fous, parcourus du même frisson au moment de monter le matériel, de la même lueur lorsque la rivière surgit au coin du chemin, remplis des mêmes espoirs avant chaque partie de pêche.

Et puis ces mois de canicule ont été un véritable enfer, je me sentais déperrir au fur et à mesure de l'agonie de l'Ain. La pluie qui tombe en ce moment me fait l'effet d'une gorgée salutaire, je sens le frais par la fenêtre.

Alors comment faire ? Je ne saurais pas raccrocher les cannes au rateau. Peut être passer quelques temps par d'autres pêches ? J'ai testé le nerf de récentes cannes au lancer, tâter les imitations, écarter les horreurs à double triples pour me concentrer sur le monde des leurres souples. Je rêve également parfois des premiers instants de pêche, de ce bouchon qui frémit avant de sonder l'eau, et me dis qu'une petite partie de pêche au coup dans les premières soirées fraiches de l'été me réconcilierait peut être avec le monde aquatique et que j'aurais un plaisir renouvellé et décuplé à reprendre la loomis et ses consoeurs.

Et puis, j'aurais aimé m'appuyer plus souvent sur une expérience complice, rectifiant mes gestes, me montrant la truite que je ne voies pas, me rendant lisible l'indéchiffrable langage de l'eau. Des fois j'aimerais être plus près de la Corrèze et de celui qui pendant des années a su me parler si bien de cette pêche pour que j'y sombre. Pour profiter avec lui de ce langage presque muet des bords de la rivière et de la musique discrete de la mouche qui dérive…

Alors peut être que c'est le moment de rejoindre un club, d'étaler sa médiocrité au grand jour pour la voir disparaitre grâce aux conseils des autres… Et peut être un jour, être enfin confiant en ses mouches.

25

08 2009

idée de site

Salut à tous

Voilà, il me trotte depuis plusieurs semaines dans la tête l'idée de créer un site Internet recensant les no kills autour de Lyon (vaste rayon). Nous sommes des privilégiés car l'offre est abondante, malgré celà l'information est clairsemée, éclatée, peu évidente à trouver dans certains cas.

Je reste droit dans mes bottes quand au constat de l'immense potentiel dont nous disposons et de la faiblesse de sa mise en valeur. La Région Rhone Alpes (et ses alentours) a vraiment une carte à jouer en matière de tourisme halieutique. De manière très immodeste, j'aimerais apporter une petite pierre au développement de ce dernier.

J'ai travaillé à l'architecture du site, où à partir d'une recherche cartographique ou tomberait sur une page présentant le no kill (carte avec accès, infos sur les cartes de pêche, descriptif avec photos, principales techniques et hébergements à proximité…, liens vers de l'info sur l'asso, les niveaux…). J'ai même envie d'aller plus loin en donnant les coordonnées des guides sévissant sur la rivière, et pourquoi pas l'adresse d'un monteur local auprès duquel prendre quelques mouches.

Ce site serait régulièrement mis à jour en fonction de mes virées sur les différents parcours.

Je me heurte évidement à la difficulté technique de mise en oeuvre du site, puis de l'hébergement, mais ça c'est mon problème.

Je vous sollicite pour savoir si vous jugez pertinent la création d'un tel site, et pour recueillir votre avis sur la question. Sachant que je suis un débutant dont la majeure partie des virées se solde par un capot, n'est ce pas péromptoire de ma part de m'engager dans une telle démarche ?

A beaucoup plus long terme, sachant que je me vois évoluer au fil des ans sur un mêtier plus en rapport avec le développement territorial et le tourisme de proximité (je ne me sens pas la moelle à 65 ans de continuer à faire le boulot que je fais actuellement) j'imagine même moyennant un % proposer selon les souhaits des personnes de leur trouver un hébergement, prendre leur carte, trouver un guide… Il s'agirait bien sûr d'une activité d'appoint, inutile d'espérer en vivre. Là aussi je serais heureux de recueillir vos avis…

Et pour finir, ma motivation première… c'est pas beau çà ??

02

06 2009

Comme je les vois …

Souvent, je cherche à rendre compte de la manière dont je perçois les poissons. Depuis tout petit, ces animaux me fascinent, et je crois bien que je suis venu à la pêche pour mieux pouvoir les observer…

Si je n'avais pas été une indéctrottable tâche en mathématiques, j'aurais aimé que leur étude soit mon mêtier, j'avais la passion, le niveau suffisant en sciences naturelles, mais le dieu tout puissant des mathématiques en a décidé autrement… En effet, passé la seconde, c'est la capacité à résoudre des équations abstraites qui ne servent à rien qui distingue les scientifiques des autres, même quand ces derniers, incapables de résoudre ax+b, connaissent la formule mathématique de la photosynthèse pour la simple et bonne raison qu'ils ont compris à quoi ça sert…

Bref, nous ne reviendrons pas sur la pédagogie de mes chers enseignants. Reste qu'aujourd'hui, j'aimerai être en mesure de fournir une illustration de la manière dont je perçois les poissons.

L'eau, milieu contraignant, a forgé de superbes animaux, qui semblent être la synthèse entre la réponse à un milieu difficile et la capacité de la nature a semer de la fantaisie partout…

Quelques montages pour rendre hommage à mes compagnons d'un instant :

 

A plus …

Alexis

28

04 2009

Pitié pour les ombres !!

Salut à tous,

J'ai découvert ce drôle de poisson un peu sur le tard en réalité, puisque mon premier ombre je ne l'ai pris que l'année dernière. Il s'en est suivi une dizaine de poissons dans l'année et depuis, même si ma connaissance reste très limitée, je pense en connaître un peu plus sur ce dernier.

Je voulais juste attirer votre attention sur la fragilité de ce superbe poisson, que pour ma part je trouve tellement étonnant que j'ai du mal à considérer qu'il s'agit d'un poisson autochtone (pourtant je suis d'une région où l'ombre est implanté naturellement).

Juste un exemple, le petit ombre (un peu moins de 25 cm je pense) que je joinds en photo en fin de page, je l'ai pris en juin, dans une eau encore à moins de 15°. Il n'est jamais sorti de l'épuisette, je ne l'ai jamais pris avec les mains, pourtant, en le maintenant dans l'eau à travers les mailles très douces de mon filet, j'ai mis plusieurs minutes à le faire repartir dans le bon sens…

Alors quand je vois sur l'Ain, où à travers des récits (blogs ou autre) des pêcheurs qui le recherchent systématiquement en période de fraie, et qui se justifient en parlant de "no kill" et de "vaccination" là ça me gonfle vraiment.

Pour deux raisons, d'une part en période de fraie, l'ombre est con comme un ballon. Moi aussi mon premier je l'ai pris avant l'ouverture (15j) l'année dernière, sur un énorme ponpon blanc sur hameçon de 12, et j'ai le témoignages d'un poisson pris au ver sur triple !! Le super coup de ligne est donc très relatif, réessayez en septembre pour voir si vous êtes toujours aussi balèzes…

La deuxième raison étant la fragilité évoquée plus haut.

On peut prendre ce poisson par erreur bien sûr. Plusieurs fois, alors qu'on le croyait sur les gravières en pleine eau, il est sur une bordure où on s'attendait à voir des truites…. Prendre un ombre avant l'ouverture est difficilement évitable dans certains coins. Le rechercher systématiquement est par contre vraiment condamnable…

Nous sommes déjà largement exposés aux critiques, souvent infondées et relevant parfois du fantasme, alors ne prêtons pas le flanc aussi facilement…

A titre personnel j'avoue que certaines fois je suis furieusement tenté, que le démon de la pêche me hurle de poser ma mouche sur ces trois gobages rapprochés, et franchement, j'aurais déjà pu éviter le bredouille 2009 (si on excepte les rotengles…). De la même manière, la vue de brochets en première cat, ou de gobages de truites en deuxième après septembre m'ont ammené à quelques lancers condamnables (sans résultats au demeurant, comme quoi y a une justice…)… Seulement à l'échelle de ma première partie de vie, je suis né en 1980, j'ai déjà vu des espèces disaparaître ou presque (l'anguille en Charente Maritime) et la pratique de la pêche devenir une affaire de spécialistes si on souhaite éviter la bredouille systématique…

Chacun fait en son âme et conscience, on a le droit de pêcher à la mouche sur les rivières à ombres, mais il ne faudra pas s'étonner de voir arriver des floppés de mesures coercitives vis à vis de la pratique de la palm si on continue à se considérer au dessus des lois du moment qu'on pratique le no kill…

Mon coup de gueule s'explique par le spectacle mardi soir d'un ombret flottant crevé sur le dos, sans aucune espèce de blessures apparentes…

Voilà je n'ai ni l'éxpérience, ni le statut, ni la légitimité pour me poser en moralisateur. Je suis juste un moucheur ayant commencé il y a trois ans, dans un contexte d'extrême rareté de la ressource et qui aimerait continuer à exercer sa passion dans les années à venir… J'ai aussi mes contradictions, et une envie de pêcher qui me taraude le bide à chaque instant… C'est pas évident…

Merci de m'avoir lu,

Alexis

 

07

04 2009